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L'Atelier Lyrique
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Livret de Marcel LANDOWSKI et Paul ARNOLD Créé au Théâtre Sarah Bernhardt à Paris, le 6 février 1956. Mise en scène : Jeff KESSLER. Scénographie : en cours Direct musicale : Denis CHOUIILLET Lumières : Jean-Christophe DAVERGNE Les Personnages Macintosh Paul-Alexandre DUBOIS, baryton Le Directeur Christophe CRAPEZ, ténor Pedrillo en cours de distribution, soprano Cathy en cours de distribution, role muet (danseuse)
L'histoire
L'action se déroule dans une loge d'artiste d'un music-hall de troisième ordre. Quittant la scène sous les huées du public, le ventriloque Macintosh se réfugie dans sa loge avec sa poupée Pedrillo. Il s'est révélé incapable de faire rire le public, car Pedrillo lui montre les spectateurs tels qu'ils sont, "tristes à mourir". bien qu'il possède d'autres poupées, Macintosh s'est exclusivement attaché à Pedrillo, au point que celui-ci est devenu une réalité à ses yeux. Or cette réalité inquiétante empêche Macintosh d'exécuter son numéro. Le Directeur entre dans la loge et menace de renvoyer Macintosh s'il se fait encore huer par le public. Il lui demande d'abandonner Pedrillo et de reprendre Cathy, sa poupée d'autrefois, pour son deuxième numéro de la soirée. Mais Macintosh ne peut concevoir de détruire Pedrillo. Le Directeur quitte la loge après que Pedrillo lui ait prédit sa mort dans la soirée. Macintosh reste seul avec Pedrillo. Il en a peur mais ne peut s'en séparer. Dans un état de grande lassitude il se met à rêver à son ancienne poupée Cathy, enfermée dans l'armoire de sa loge depuis longtemps. Cette poupée est le souvenir de Catherine, l'amour que Macintosh a sacrifié pour Pedrillo et qui est morte depuis. Cathy s'anime et danse autour de macintosh avec tendresse. Elle fait renaître en lui le sentiment de révolte contre les rêves et les amours qui finissent par la mort, révolte contre les illusions et les mensonges qui l'on poussé à suivre Pedrillo. Les réflexions de Macintosh sont interrompues par le Directeur qui vient l'appeler pour son numéro, mais il s'effondre inanimé sur le sol. Macintosh, stupéfait, regarde Pedrillo avec horreur. Il le prend et le jette brutalement dans l'armoire qui renfermait la poupée Cathy. Il ressort Cathy et lui demande pardon avant de retourner sur scène avec elle. A peine Macintosh set-il sorti que le Directeur se relève, ferme l'armoire à clef et déclare très satisfait : "Je suis bien sur maintenant que son deuxième numéro sera excellent !".
Le point de vue du metteur en scène
"Ce qui frappe en premier lieu, à la lecture du Ventriloque, c'est la richesse et la profondeur des thèmes condensés dans un ouvrage pourtant court. A l'instar des Contes d'Hoffmann, on assiste ici à l'histoire éternelle du personnage qui échappe à celui qui l'a inventé. Mais au delà de la réflexion sur l'illusion et le réel, Marcel Landowski aborde la question de la place de l'artiste dans la société, de son rôle, de sa quête spirituelle, tout en mettant en place un peu de manipulations savamment noué autour des personnages. Qui est le jouet de l'autre ? Macintosh, est-il celui de Pedrillo, ou bien se sert-il de Pedrillo pour manipuler Le Directeur ? N'est-ce pas plutôt Le Directeur qui manipule tout le monde ? Au delà du théâtre dans le théâtre, l'originalité de l'ouvrage réside dans la fusion des genres. Comédie, chant et danse sont utilisés pour exprimer une grande diversité d'émotions, passant du tragique au comique, de la poésie à la farce. Le Ventriloque, créé à l'origine pour les Jeunesses Musicales de France, avait pour mission de pouvoir être représenté partout, y compris dans des lieux dépourvus de salle de spectacle. C'est dans cet esprit, en m'appuyant sur une structure de décor légère et amovible, que je souhaite mettre en scène Le Ventriloque. Je souhaite visiter l'ouvrage en le plaçant dans une esthétique rappelant l'expressionnisme allemand des films des années 20-30, particulièrement adaptée pour plonger le spectateur dans ce huit-clos à la fois kafkaïen et comique : l'emploi du noir, du gris et du blanc pour les costumes, des maquillages stylisés pour les interprètes, des lumières contrastées."
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